Skip to main content
RTL Longueuil sur Facebook RTL sur Twitter Linkedin YouTube
Itinéraire À l'arrêt
mardi 22 mai 2007

Le Réseau de transport de Longueuil s’inquiète de la réalisation du Système léger sur rail sur l’estacade

Longueuil, le 22 mai 2007 - C’est avec satisfaction mais aussi avec inquiétude que Mme Johane F.-Deshaies, présidente du conseil d’administration du Réseau de transport de Longueuil (RTL), a pris connaissance du contenu du Plan de transport 2007 de la Ville de Montréal rendu public le 17 mai dernier.

«Je suis heureuse de constater l’engagement de la Ville de Montréal à l’égard de la promotion et du développement du transport en commun, mais d’autre part j’ai des inquiétudes quant à la desserte du corridor Rive-Sud/centre-ville de Montréal» mentionne Mme Deshaies.
 
«Il est inacceptable de voir comment la Ville de Montréal décide unilatéralement de reporter à la prochaine décennie la réalisation du Système léger sur rail (SLR) dans l’axe de l’autoroute 10/pont Champlain. Le Plan propose une consolidation du transport en commun par autobus dans le corridor centre-ville/Bonaventure/pont Champlain/Rive-Sud mais tout en y ajoutant que ce chantier ne devrait pas compromettre à plus long terme l’implantation d’un SLR dans ce même axe. Compte tenu que la Ville se donne un horizon de 10 années pour réaliser les 21 chantiers proposés dans son Plan, je me pose de sérieuses questions quant à l’avenir du SLR» précise Mme Deshaies.
 
Pourtant en avril 2005, un Forum métropolitain sur le financement du transport en commun qui réunissait, à l'initiative de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), des élus municipaux et des représentants de la société civile afin de démontrer l'existence d'un consensus métropolitain quant à l'importance d'investir dans le transport en commun avait convenu, unanimement, de prioriser la réalisation des projets suivants: train de banlieue Mascouche-Terrebonne-Repentigny-Montréal, navette ferroviaire Montréal-Trudeau/Centre-ville, le SLR et le prolongement du métro vers Anjou.
 
«Je comprends mal comment le maire de Montréal peut d’autorité dire que le “Plan de transport fait aussi appel aux gouvernements supérieurs et aux partenaires régionaux pour qu’ils s’engagent à soutenir ses orientations et à arrimer leurs priorités d’intervention à celle de la Ville” alors qu’il est lui-même un des signataires de l’entente de 2005», ajoute Mme Deshaies.
 
Faut-il rappeler que le SLR est une technologie moderne qui peut transporter 20 000 personnes par heure et par direction, soit la capacité équivalente à trois ponts Champlain. Le système transporterait les clients-usagers de la station Chevrier au centre-ville de Montréal en 13 minutes et avec un intervalle entre 2 et 3 minutes en pointe. Présentement, le même trajet s’effectue en 24 minutes en pointe du matin (vers le centre-ville) et 23 minutes en pointe du soir (vers la Rive-Sud).
 
La voie réservée est, depuis sa création en 1978, une mesure temporaire qui requiert la pose et l’enlèvement de 470 cônes en caoutchouc de cinq kilos chacun et ce, au début et à la fin de chacune des périodes de pointe. Ainsi, la pose et l’enlèvement des cônes sont effectués deux fois par jour, cinq jours par semaine.
 
Le SLR permettrait d’attirer à l’horizon 2016, 6 700 déplacements supplémentaires en pointe du matin, dont 4 600 déplacements provenant de l’automobile. L’achalandage global en transport collectif dans l’axe autoroute 10 / pont Champlain et autoroute Bonaventure atteindrait 27 600 déplacements en période de pointe du matin.
 
Ajoutons que l’implantation du SLR permettra une diminution de 20 000 tonnes métriques de gaz à effet de serre (GES) puisque ce dernier a pour effet de retirer de la circulation des autobus et des automobiles sur le pont Champlain. La réalisation de ce projet apporterait ainsi une contribution significative aux objectifs formulés dans le cadre du protocole de Kyoto.
 
Des solutions alternatives telles que les autobus en voie réservée sur l’estacade, ont déjà été évoquées. Ces alternatives n’apportent qu’une solution vraiment partielle aux nombreux problèmes dans l’axe autoroute 10 / pont Champlain.
 
La Ville de Longueuil, le Réseau de transport de Longueuil (RTL), la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud et plusieurs autres intervenants privilégient la mise en place d’un mode à grande capacité comme le SLR dans cet axe car il règle l’ensemble des problématiques et apporte de nombreux bénéfices sur le plan du développement du territoire, de la circulation, de l’environnement et ce, dans une perspective de développement durable.
 
Les expériences des autres métropoles démontrent que les SLR réduisent la congestion routière des villes, qu’ils facilitent le déplacement des personnes et qu’ils contribuent au renouveau urbain en attirant des commerces, de nouveaux résidents et des visiteurs par leur facilité d’utilisation.
 
De plus, la plupart des études démontrent que l’implantation d’un SLR a pour effet d’augmenter de façon significative la fréquentation des transports collectifs, de réduire le nombre d’automobiles sur la route et donc d’améliorer les conditions de circulation.
 
La congestion sur le pont Champlain sera ainsi réduite, diminuant les coûts de transport des marchandises et des personnes.
 
Le projet du SLR est un projet régional. Il bénéficiera, sur tous les plans, à l’ensemble des villes de la Rive-Sud et à la Ville de Montréal. À titre d’exemple et pour la seule Ville de Montréal, la mise en place du SLR contribuera de manière importante à accélérer le développement du Havre Bonaventure, de même que celui de la Cité du Multimédia, du Technoparc, du Bassin du Canal, du Quartier international ainsi que du Sud-Est de Montréal.
 
«La véritable force de ce projet est qu’il se voulait et se veut toujours rassembleur», conclut Mme Deshaies.

Bookmark and Share