Skip to main content
RTL Longueuil sur Facebook RTL sur Twitter Linkedin YouTube
Itinéraire À l'arrêt
mardi 30 novembre 2004

Le conseil municipal de la Ville de Longueuil adopte le budget du RTL

Longueuil, le 30 novembre 2004 - Le budget 2005 du Réseau de transport de Longueuil sera de 110,4 M$, soit une hausse de près de 3 M$ par rapport à celui de 2004. Cette augmentation s’explique surtout par l’augmentation du coût de l’énergie, principalement celui du carburant, estimé à 1,0 M$, et par l’augmentation globale de la rémunération, avantages et bénéfices sociaux qui atteignent 2,5 M$. L’ensemble des autres dépenses du RTL sont réduites de 0,5 M$.

Les revenus provenant des clients-usagers
Les titres de transport du RTL augmenteront en moyenne de 2,9 %, ce qui générera des revenus supplémentaires de 1,7 M$ et permettra d’atteindre un total de 40,8 M$. Cette hausse de revenus est basée sur un total de déplacements, estimé pour la prochaine année à 30,8 M, soit une augmentation de l’achalandage de 0,8% dans le service régulier et de 4% dans le transport adapté.
 
Toutefois, la carte mensuelle, à tarif ordinaire, n’augmentera que de 2,6 % et le tarif comptant, ordinaire, sera maintenu à 3,25 $.
 
D’autre part, les clients-usagers de l’arrondissement de Saint-Bruno-de-Montarville verront leurs tarifs s’harmoniser à ceux de l’ensemble du territoire du RTL. Tous les clients de cet arrondissement pourront, dorénavant, correspondre facilement avec toutes les lignes du RTL sur l’ensemble du territoire de Longueuil.
 
De plus, à la suite d’une entente avec l’Agence métropolitaine de transport (AMT), les titres locaux du RTL seront valides à bord de l’Express Chevrier 90 et ce, à compter du 1er janvier 2005. Cette décision devrait favoriser une plus grande utilisation du stationnement incitatif Chevrier. D’ailleurs, tous les titres de transport du RTL étant dorénavant acceptés sur l’Express Chevrier 90, le RTL invite les clients-usagers du stationnement incitatif Panama à utiliser plutôt celui de Chevrier, qui est beaucoup plus vaste, offrant 2000 places.
 
La contribution de la Ville de Longueuil
La contribution de la Ville de Longueuil passe de 47 M$ à 48,7 M$, soit une augmentation de 1,7 M, ou 3,6 %. Cette contribution représente, en 2005, 44,1% de l’ensemble des revenus du RTL, soit un investissement supérieur par rapport à l’ensemble des revenus en provenance des clients-usagers qui sera de près de 37 %.
 
Signalons que la contribution additionnelle de la Ville de Longueuil pour l’année 2005 est égale à l’effort demandé aux clients-usagers. Précisons aussi que depuis 1995, les contributions municipales auront augmenté de 6,2 M$, alors que les revenus des clients-usagers se chiffrent, pour la même période, à 4,7 M$.
 
Les contributions du gouvernement du Québec et de l’AMT
La contribution du gouvernement du Québec sera de 11 M$; c’est pratiquement la même que celle de 2004. La majeure partie de cette contribution, soit 8,4 M$, servira à payer la portion de la dette, attribuable au gouvernement du Québec, dans le cadre de sa politique de soutien au transport en commun. Précisons que cette contribution n’a pas pour but de financer les coûts d’exploitation de l’ensemble des services que le RTL offre à ses clients-usagers. Un autre montant de 2 M$ est alloué au service du transport adapté tandis que le solde, 0,6 M$, est une contribution aux coûts d’exploitation, liés à la gestion de la desserte de l’arrondissement de Saint-Bruno-de-Montarville.
 
L’AMT versera 3,1 M$ au RTL en aide métropolitaine, soit un peu plus de 0,1 M$ par rapport à 2004.
Au total, les différentes contributions et aide gouvernementales totaliseront 14,1 M$, soit un peu plus de 150 000 $ par rapport à 2004.
 
Une contribution spéciale du gouvernement du Québec
Le budget 2005 prévoit, tout comme celui de 2004, une contribution spéciale de 3,9 M$ du gouvernement du Québec en vue d’alléger le fardeau financier qu’assume toute la population de la Ville de Longueuil. Cette subvention spéciale ne représente que 3,5 % du budget total 2005 du RTL, mais elle est essentielle au maintien de la nature et de la qualité des services offerts.
 
Les dépenses, traitement, avantages sociaux et bénéfices marginaux
Une somme de 64 M$ sera consacrée à cette rubrique par rapport à 61,5 M$ l’année dernière. Il s’agit d’un écart de 2,5 M$, dont 1 M$ provient d’une augmentation significative des coûts des assurances collectives, des contributions à la CSST et des obligations du RTL à l’égard de ses régimes de retraite, notamment à la suite des piètres rendements boursiers des dernières années. Cette situation affecte d’ailleurs l’ensemble des régimes de retraite en Amérique du Nord.
 
L’autre 1,5 M$ provient essentiellement de l’engagement de nouveaux gestionnaires à la Direction de l’entretien des véhicules. Cette mesure fait suite au non renouvellement du contrat de gestion avec une entreprise privée. Toutefois, cette augmentation (315 000 $) est compensée par une diminution des honoraires professionnels qui étaient versés à cette entreprise.
 
D’autre part, des ajouts de services ont généré une dépense additionnelle de 360 000 $.
Enfin, le solde, d’environ 825 000$, correspond aux augmentations de salaire prévues aux conventions collectives. Ces augmentations de salaire sont de l’ordre de 2,5 % pour la prochaine année.
 
Les coûts de l’énergie et du carburant
Les augmentations du prix du carburant et du gaz naturel nécessitent une dépense additionnelle de 1 M$ pour la prochaine année, dont 900 000 $ à la consommation de carburant. Rappelons que chaque 0,01$ d’augmentation du litre de carburant équivaut à 100 000 $ d’augmentation de dépenses sur une base annuelle. À la seule rubrique «carburant», le budget 2005 passe donc de 5,4 M$ à 6,3 M$!
 
Les immobilisations
C’est 5,3 M$ qui sont prévus en 2005, notamment pour l’achat de 18 autobus urbains neufs à plancher surbaissé et de sept camionnettes de surveillance du réseau.
 
Les autres dépenses
Les autres dépenses du RTL pour l’année 2005 restent semblables à celles de 2004. Ainsi, le coût des fournitures pour l’entretien des véhicules (pièces de carrosserie, de mécanique, pneus et accessoires divers) reste estimé à 6,0 M$. Les dépenses des services techniques (déneigement, assurances générales et taxes municipales) passent de 1,5 M$ à 1,7 M$. Enfin, les coûts associés aux autres activités de transport (transport adapté, train de banlieue et contrat de la desserte de l’arrondissement de Saint-Bruno-de-Montarville) se maintiennent à 8,4 M$.
 
Les sources locales de financement du transport en commun atteignent leur point de saturation
Les plus grands efforts de financement du transport en commun dans la Ville de Longueuil sont fournis par les clients-contribuables (accroissement de 6,2 M$ depuis 1995) et par les clients-usagers (accroissement de 4,7 M$ pour la même période).
 
Le gouvernement du Québec n’a pas agi en 2004 au niveau de la révision de l’actuel cadre financier. Cette révision est pourtant promise depuis 2001. Plus inquiétant encore, rien ne laisse voir qu’une décision sera prise par le gouvernement du Québec avant la fin de la présente année afin d’alléger le fardeau de la Ville de Longueuil, ni surtout celui des clients-usagers.
 
Rappelons que les revenus provenant de sources, autres que locales, ne représenteront que 13 % (14,1 M$) du budget global du RTL en 2005, en excluant la contribution spéciale, alors qu’ils s’élevaient à 16 % (15,9 M$) en 1995 et à 27,6 % en 1991...
 
Le gouvernement du Québec vient de prendre un engagement en faveur du “développement durable“. Le RTL souhaite que celui-ci place le transport en commun dans les premiers rangs des priorités gouvernementales et que des décisions soient prises rapidement.

Bookmark and Share