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mardi 03 décembre 2002

Le conseil d’administration de la nouvelle Ville de Longueuil adopte le premier budget du Réseau de transport de Longueuil (RTL)

Longueuil, le 3 décembre 2003 - Selon la nouvelle loi sur les sociétés de transport en commun, en vigueur depuis le 31 décembre 2001, le RTL doit dorénavant déposer son budget, y compris les tarifs locaux, à la Ville pour adoption. Le budget 2003 représente donc le premier budget du RTL adopté par la Ville de Longueuil.

Le budget de l’exercice financier 2003 sera de 98M$, soit une hausse de 3,3M$ (ou 3,5 %). Cette hausse s’explique principalement par les augmentations de 1,3M$ de la contribution au train de banlieue Montréal / Mont-Saint- Hilaire; de 1,1M$ des coûts financiers et le reste par l’augmentation de différents éléments liés aux coûts de la main-d’œuvre.
 
Les revenus
Le RTL subit une légère décroissance d’achalandage en 2002, laquelle est, pour l’instant, estimé à 1,8% ou 500 000 déplacements. Il s’agit d’une première depuis 1996.
 
Le budget de revenus usagers est estimé à 36,4M$ pour 2003. Ce dernier montant est constitué de 30,4M de déplacements, soit l’équivalent de l’achalandage de 2002 et d’une augmentation tarifaire moyenne des titres locaux de 2,6%.
 
Les tarifs
La hausse tarifaire est comparable à l’indice des prix à la consommation de juillet 2002. Soulignons cependant que l’augmentation du coût de la carte mensuelle, tant celle du RTL que celle de l’arrondissement Saint-Bruno-de-Montarville, n’est que de 1,8%; voilà un signe tangible de la part des élus de la Ville de Longueuil visant à reconnaître la loyauté des clients-usagers réguliers. Compte tenu du contrat de desserte actuellement en vigueur jusqu’au 30 juin 2004, les tarifs locaux applicables aux usagers provenant de l’arrondissement Saint-Bruno-de-Montarville augmentent aussi, en moyenne, de 2,7%.
 
 
La subvention gouvernementale, reliée au service de dette, augmente de 1M$, tandis que l’aide métropolitaine de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) diminue de 348 000$ à la suite de la diminution de l’achalandage. Les autres revenus d’exploitation ne progressent pas.
 
Conséquemment, la contribution de la Ville de Longueuil passe de 43M$ à 46,2M$, soit une augmentation de 3,2M$ (ou 7,4%). La contribution représente donc maintenant 47,1% de l’ensemble des revenus du RTL, soit une portion de beaucoup supérieure aux revenus provenant des clients usagers de 37,2% et des autres sources de revenus qui représentent 15,8%.
 
Les dépenses
En 2003, le RTL devra encore assumer de nouvelles dépenses incompressibles. Ainsi, la contribution au train de banlieue Montréal/Mont-Saint-Hilaire augmente de 1,3M$ à la suite de l’implantation du service complet de quatre départs le matin et le soir depuis septembre 2002. Le coût budgétisé du carburant augmente de 0,03$ le litre, ce qui génère une augmentation budgétaire de 300 000$.

Au plan des traitements, le RTL conserve un budget d’heures similaire à 2002, soit 1 984 837 heures rémunérées. Par contre, le RTL doit quand même assumer les augmentations de salaires prévues aux conventions collectives des employés ainsi que la fin du congé de contribution au régime de retraite des chauffeurs.

Pour le transport adapté, le RTL prévoit une augmentation de l’achalandage de 6%.
Les coûts financiers augmentent de 1,1M$ principalement pour la portion subventionnée par le gouvernement pour le service de dette, en capital et intérêts.
 
Et finalement, les immobilisations de 10,6M$ sont constituées de 10M$ d’achat d’autobus neufs à plancher bas, dont 21 conventionnels et 15 articulés. Le coût des immobilisations sera financé à même un fonds réservé, accumulé au cours des dernières années.
 
Bilan 2002
La confection du budget 2003 s’élabore évidemment à la lumière des prévisions de l’année 2002 et des projets à court terme. Voici les principaux éléments à retenir.
 
La baisse d’achalandage, une ombre au tableau
Le RTL enregistrera en 2002 sa première baisse d’achalandage depuis 1996. Selon les plus récentes prévisions, les clients-usagers effectueront en 2002 environ 500 000 déplacements de moins que l’année précédente.
 
Il est impossible d’identifier un paramètre qui expliquerait à lui seul cette situation. Toutefois, le temps doux de l’hiver 2002 et l’absence de conditions climatiques défavorables à la circulation a probablement contribuer à prolonger l’utilisation de la voiture personnelle. Il y a également une importante augmentation de la vente des véhicules neufs, tendance qui semble vouloir se maintenir.
Enfin, les autobus du RTL n’échappent pas complètement à l’engorgement de la circulation, surtout dans l’axe du pont Champlain que subissent également les autobus en direction du terminus Centre-ville. Les ralentissements de la fluidité de la circulation ont engendré une perte d’environ 7 % de l’achalandage dans ce seul axe.
 
La réalisation de projets importants est susceptible de redresser la situation
D’abord, de nouvelles mesures en vigueur depuis peu à la hauteur de la sortie Wellington devraient contribuer à ramener à bord les clients découragés par les nombreux retards des derniers mois. D’autres mesures préférentielles, visant à favoriser l’utilisation du transport collectif, verront bientôt le jour, dans les axes du pont tunnel L-H.-LaFontaine et du pont Victoria.
 
Ensuite, il faut rappeler la création d’une nouvelle ligne de taxi collectif, T77, la onzième du RTL. Car si l’achalandage a diminué dans son ensemble, certains secteurs se développent et requièrent des ajouts de service.
 
Par ailleurs, le RTL recevra en 2003 une trentaine d’autobus neufs, dont 15 nouveaux modèles très spacieux et confortables, à la fois articulé et à plancher surbaissé, le modèle AG 300.
 
Enfin, et tel que prévu, les travaux d’agrandissement et de modification des garages se sont terminés en novembre 2002. L’échéancier et les coûts estimés ont été respectés. Rappelons que ce projet d’envergure de 21M$ vise à accroître l’espace de rangement des autobus, plus grands et plus nombreux, tout en assurant la réorganisation des activités d’entretien.

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