Skip to main content
RTL Longueuil sur Facebook RTL sur Twitter Linkedin YouTube
Itinéraire À l'arrêt
jeudi 21 décembre 2000

À compter du 1er janvier 2001, fini la carte locale STRSM sur la ligne 90!

Longueuil, le 21 décembre 2000 - L’Agence métropolitaine de transport, l’AMT, organisme qui a pour mission de promouvoir le transport en commun, a décidé unilatéralement, qu’à compter du 1er janvier 2001, un usager ne pourra plus utiliser la carte locale de la STRSM sur la ligne 90, qui assure la liaison entre le stationnement incitatif “gratuit” Brossard-Chevrier et le Terminus Centre-ville à Montréal.

Rappelons que c’est à la suite d’une entente contractuelle avec l’AMT, que cette desserte est effectuée par la STRSM.
 
Il faut savoir que la carte locale d’un organisme de transport est toujours admise pour effectuer un trajet sur un même réseau. Seuls, les usagers, désirant utiliser plus d’un réseau (autobus CIT-OMIT vers autobus STRSM, ou vers métro, etc.), ont intérêt à acheter une carte Tram .
 
M. Claude Gladu, président de la STRSM et maire de la Ville de Longueuil dénonce la décision de l’AMT, qui, dit-il: “ pénalise, non seulement les usagers résidant sur le territoire de la STRSM, mais aussi un certain nombre d’usagers provenant des villes de la deuxième couronne”.
 
Pour eux, l’impact est facile à calculer: au lieu de débourser 57,75$ (carte locale STRSM), ils devront payer maintenant 77,50$ (Tram, zone 3), soit une augmentation de 19,75 $ par mois ou 237$ par année. Les titres réduit et intermédiaire sont également touchés par cette décision de l’AMT.
 
La STRSM souligne aussi l’incohérence de la décision de l’AMT qui justifie son geste en alléguant notamment que la ligne 90 emprunte la voie réservée, nouvellement construite au centre de l’Autoroute 10; or, huit CIT et OMIT l’empruntent aussi chaque jour, sans qu’une Tram ne soit exigée.
 
“Pire, ajoute M. Gladu, l’AMT est consciente de l’effet négatif de sa décision sur l’achalandage et elle refuse d’entendre raison. La STRSM lui a pourtant proposé que cette décision soit éventuellement prise par les membres du conseil de la future Communauté métropolitaine de Montréal, qui a un pouvoir sur la fixation des tarifs métropolitains (Tram). On peut se demander pourquoi l’AMT tient tant à prendre une décision aussi importante avant que le conseil de la CMM soit saisi du dossier?”
 
M. Gladu poursuit: “Cette décision de l’AMT, une agence gouvernementale, ajoute directement des coûts additionnels à ceux déjà enregistrés depuis sa création en janvier 1996. Le manque à gagner et les coûts assumés par la STRSM, (par les villes membres et les usagers et contribuables de la Rive-Sud), s’élèvent déjà à 45 M$ et ce n’est pas fini” .
 
Prix de consolation toutefois, les usagers occasionnels, utilisant les billets, une correspondance ou payant comptant, pourront continuer de le faire aux tarifs locaux de la STRSM. Pourquoi? “On le ne sait pas”, de conclure M.Gladu.

Bookmark and Share